Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 00:35

J'aime bien ce portrait d'Atatürk un peu décoiffé, déniché au fond d'une ruelle pavillonnaire du quartier de Moda, sur la rive asiatique.

On trouve, sous la plume de Julien Green, à la page 334 de son journal (année 1976) dans l'édition de la Pleïade qui se trouve à la bibliothèque de Galatasaray, la description du palais de Dolmabahçe et le récit de la disparition de Mustapha Kemal :

"Atatürk1 s'installe, lui, chez le sultan qu'il avait chassé, Mahomet V, dont il remplaça le lit par un lit plus "fonctionnel", comme on parle aujourd'hui. De l'autre côté d'un petit couloir, sa salle de bains et la table de massage où l'infirmière lui fit sa dernière piqûre. Une bulle d'air, paraît-il, et d'origine anglaise, aurait mis fin au père des Turcs.  Allons maintenant chez les dames, où les jeunes officiers d'ordonnance d'Atatürk avaient établi leurs quartiers."

Dans la petite note 1 page 1626, les éditeurs ont cru bon d'ajouter la précision incongrue qui suit :

"Atatürk, "le père des Turcs" ; surnom donné à Mustapha Kemal (1881-1938) : homosexuel, il s'entourait d'une cour de jeunes officiers logés chez les sultanes".

(inconvenant)

Par romainrama
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 15:35

yedinci

café arabe de l'impasse

menemen

cantine

bursa avec vue

café leylek

şiirci

sabirtaşı

secret garden

cantine de strasviler

kiki çay evi

café kafka

mihrimah sultan

lebideria

tünel

resto de noemi a cote de tavahnarası

tavahnarası

zencefil

hala

gani gani

kumbara

helvetia

resto monte charge

hocak başı

café glauque en bas de cihangir

özsüt

360

resto de poisson a cote du pont

café glauque dans la rue avant le tek yon

resto armenien dans la rue de toni

firuz café

café a soupes de cihangir

sek sek

papilon

bigoudi

karadeniz

sofialı - meyhane

resto des lahmacun

zambul

le jardin

café rodin

resto a cote de lambda

gizli bahçe

Par romainrama
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 09:23

La preuve, j'ai vu Sainte-Sophie avant de partir !

Je suis en Chine depuis dix jours maintenant. J'essaie
à nouveau d'y "faire du miel de toutes les fleurs", "her çiçekten bal almak", et je m'apprête à y entamer un nouveau blog, qui s'appellera "le lang man", du nom de mon prénom chinois. Si vous vous demandez ce que cela veut dire, c'est que vous êtes prêt à lire la suite... très vite.

(Chine)

Là voilà, elle s'intitule lelangman !
Par romainrama
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 11:18
Quelques détails qui m'ont amusé, et qui font d'Istanbul Istanbul, sont ici... j'avais oublié de vous les dire.

Istanbul est peuplé de petites filles roses qui ont une carte d'identité rose et de petits garçons bleus qui ont une carte d'identité bleue.


Yusuf Usta fait sa pub directement sur les murs qu'on lui confie : "mon mur prend l'eau !... Yusuf Usta est prêt !..."


Les kıro chauves n'ont pas tout perdu puisqu'il leur reste, outre la boucle d'oreille à gauche, l'option perruque.


Chez le marchand de porcelaine, cuisines nationaliste et islamiste ne se vendent pas loin l'une de l'autre.


Le roux cendré de Turquie, qui naît jusque dans les campagnes comme une surprise génétique, se tient, à Istanbul, diaboliquement mal. Il incarne la nuit stambouliote sauvage et débridée.


Tous les cinémas turcs pratiquent l'entracte. L'Alcazar, francophile, comme on le constate à ses affiches de Tatie Danielle et d'Indochine, est celui où j'ai vu Entre les murs, (Sınıfta, Dans la classe), de Laurent Cantet. Le seul turc du film était le bon élève très efféminé que sa mère destinait à Henri IV ! La salle était un peu suprise !


C'est toujours comme ça dans les boucheries d'ici : il y a l'avant, en haut. Puis l'après, en bas.


La vie pousse au milieu de ce qui est mort et les deux s'en accomodent bien.


VITOMOTO BALACARAK est un autre exemple d'accomodement, parce que c'est ainsi qu'on vit à Istanbul : sans trop s'en faire.


Les chats de mon quartier aussi goûtaient aux charmes d'une terrasse à Cihangir. L'un d'entre eux avait élu
comme logis nocturne, tout le temps de mon séjour, le paillasson de ma voisine. Le soir, comme un agresseur entêté, il bousculait pour entrer de force dans l'immeuble. Seul un coup de pied doucement ajusté pouvait l'en empêcher.


Yedikule a sept tours, comme son nom l'indique, et bénéficie dans chacune d'elle des lumières féériques d'Istanbul.


A défaut du Bosphore, je me contenterai, comme lui, des fresques et des images, en imaginant qu'il me suffirait, pour rejoindre la mer, de descendre des hauteurs de Beşiktaş. Il me faudrait juste quelques minutes après le petit-déjeuner pour voir les cargos passer, les méduses barboter et me reposer des cahots de la vie.


(avoir des fourmis dans les pieds - "karınca" signifie "fourmi", l'expression se traduit littéralement en turc)
Par romainrama
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 11:29
C'est le dernier mot que j'ai appris à Istanbul : (soirée d'adieu).

J'ai été si touché que tous mes amis de tous les jours soient venus me dire au revoir au Gizli Bahçe, sur Nevizade Sokkak, après ces cinq mois. Je les regrette maintenant, comme je regrette Istanbul.

Personne n'a compris pourquoi le bar interdisait les photos, mais il y avait h
eureusement un escalier.

Gizem
Bilinmeyen, Deniz, Cem, Ecem, Nur Banu
Noemi et Inayet Engin et Béatrice
Magali

Evren, Başak et Bawer

Ecem

Nami et Öncel

Nurhayat, Merve et Armağan

Öner, Adem et Doğu


Il manque la photo d'Önder parti trop tôt, ce qui ne doit pas lui déplaire.



Bağlantıyı koparmayalım, beni unutmayın lütfen, hepnizi özledim. Görüşürüz, kendinize iyi bakın.


Je voudrais aussi remercier toutes les personnes avec qui j'ai passé de jolis moments en Turquie et qui n'étaient pas là ce soir, si par hasard ils lisent ces lignes : Can, la soeur de Nami, Nathalie, Fırat, Volkan, Stephane, Aji, Burcu, Birol et sa famille, Burcu et son mari, Hakan, Füsun, Esra, Camil, Özgür, Özgür, Zeynep, Anthof, Ahmet, Helene, Ahmet, Toni, Salih, Nazan, Cumhur, Üzet, Siabant, Mehmet, Onur, Ceren, Çingı, Céline, Hamdi, Ömen, Esma, Kadir, Alberto, Fatoş, la maman de Başak, Aykan, Toumai, Tugba, Cemo, Üvey, Luciano et Armelle, Berk et Cahir, Kathy, Eşin, Kayhan, Aivo, Philippe, Nathalie, Sevinç, Max, Emre, Oktay, Serdar, Ali, Abubekir, Mehmet, Seyit, Zana, Suat, Esen, Fatih, Ömer Ali, tous mes étudiants, et tous les autres que j'oublie...

Par romainrama
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