Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 11:18
Quelques détails qui m'ont amusé, et qui font d'Istanbul Istanbul, sont ici... j'avais oublié de vous les dire.

Istanbul est peuplé de petites filles roses qui ont une carte d'identité rose et de petits garçons bleus qui ont une carte d'identité bleue.


Yusuf Usta fait sa pub directement sur les murs qu'on lui confie : "mon mur prend l'eau !... Yusuf Usta est prêt !..."


Les kıro chauves n'ont pas tout perdu puisqu'il leur reste, outre la boucle d'oreille à gauche, l'option perruque.


Chez le marchand de porcelaine, cuisines nationaliste et islamiste ne se vendent pas loin l'une de l'autre.


Le roux cendré de Turquie, qui naît jusque dans les campagnes comme une surprise génétique, se tient, à Istanbul, diaboliquement mal. Il incarne la nuit stambouliote sauvage et débridée.


Tous les cinémas turcs pratiquent l'entracte. L'Alcazar, francophile, comme on le constate à ses affiches de Tatie Danielle et d'Indochine, est celui où j'ai vu Entre les murs, (Sınıfta, Dans la classe), de Laurent Cantet. Le seul turc du film était le bon élève très efféminé que sa mère destinait à Henri IV ! La salle était un peu suprise !


C'est toujours comme ça dans les boucheries d'ici : il y a l'avant, en haut. Puis l'après, en bas.


La vie pousse au milieu de ce qui est mort et les deux s'en accomodent bien.


VITOMOTO BALACARAK est un autre exemple d'accomodement, parce que c'est ainsi qu'on vit à Istanbul : sans trop s'en faire.


Les chats de mon quartier aussi goûtaient aux charmes d'une terrasse à Cihangir. L'un d'entre eux avait élu
comme logis nocturne, tout le temps de mon séjour, le paillasson de ma voisine. Le soir, comme un agresseur entêté, il bousculait pour entrer de force dans l'immeuble. Seul un coup de pied doucement ajusté pouvait l'en empêcher.


Yedikule a sept tours, comme son nom l'indique, et bénéficie dans chacune d'elle des lumières féériques d'Istanbul.


A défaut du Bosphore, je me contenterai, comme lui, des fresques et des images, en imaginant qu'il me suffirait, pour rejoindre la mer, de descendre des hauteurs de Beşiktaş. Il me faudrait juste quelques minutes après le petit-déjeuner pour voir les cargos passer, les méduses barboter et me reposer des cahots de la vie.


(avoir des fourmis dans les pieds - "karınca" signifie "fourmi", l'expression se traduit littéralement en turc)
Par romainrama
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